Amsterdam

C’était en 2017, on est partis mi-août ; il y avait quelque chose à fêter. Franchir un cap, souffler quelques bougies, laisser une dizaine derrière. Alors on a voulu faire les choses bien, on a pris nos sac à dos et la voiture, un maillot de bain et de la place pour les bières. 

On est partis le vendredi soir, la course contre la montre pour éviter les embouteillages nous a été bénéfique. On avait prévu un arrêt en chemin, à Mönchengladbach très précisément. L’idée était simple : une nuit de repos, un saut dans le jacuzzi et une suée au sauna avant de repartir frais comme des gardons le lendemain. On n’avait pas pensé au petit-déjeuner absolument gigantesque ; on a fait des réserves pour la route, on s’est resservis mille fois et on a salué d’un clin d’œil discret le couple de belges qu’on avait vus culs nus la veille dans le jacuzzi.

On est arrivés à Amsterdam vers 15 heures le 12 août. Celim avait trente ans ce jour-là mais on a fait comme si il resterait ado pour la vie. C’était mieux. On est passés voir le shop de tattoo recommandé chaleureusement par notre copain Dom, le salon Serpent Tattoo, on a hésité, refait les comptes, feuilleté, bafouillé en anglais. On est repartis l’épiderme vide. « On dépensera tout ça autrement ! »

On a passé une première journée sous la pluie, c’était parfait pour visiter. L’inévitable quartier rouge s’est imposé un peu malgré nous ; d’ailleurs, quoiqu’on eut fait, on finissait toujours par croiser son chemin. L’atmosphère y est oppressante, lubrique. Elle est malsaine. Les touristes sont là, regardent, commentent, évaluent les femmes derrière les vitrines. Tout cela est accessible, il parait qu’elles l’ont « choisi ». On a passé notre chemin, ce n’était pas le but de notre voyage.

Les deux autres journées plus ensoleillées nous ont offert de belles opportunités de siestes au soleil, sur un ponton en face du  Bloemenmarkt (le fameux marché aux fleurs) sous le regard méfiant de cygnes teigneux, dans le parc Westerpark après un smoothie de chez Juice Brothers. La palme revient à la micro-terrasse en hauteur du Café Tabac du quartier Jordaan, au coin d’une rue et au bout d’un canal : on commande sa bière à la fenêtre du bar et on la déguste 2 mètres au-dessus des passants !

Le ponton en face du Bloemenmarkt ! Sieste dans 3, 2, 1 …

Côté « culinaire » (et là ce sont de gros guillemets), on garde surtout en mémoire une pizza fabuleuse dans un tout petit restau caché entre deux artères commerçantes, qui ne paye pas de mine. Très bien noté sur TripAdvisor, on a décidé de lui donner une chance. La Zoccola del Pacioccone, autant te dire que tu ne nous as pas déçu.e.s avec tes pizzas moëlleuses et bien fournies. On est tombé.e.s en amour, à deux doigts de la demande en mariage.

On a fait les bourgeois à l’hôtel, on avait choisi quelque chose d’un peu excentré mais carrément luxueux – merci les codes promo booking. 45 minutes de marche à pied pour rejoindre le centre, c’était pile poil ce qu’il nous fallait pour profiter des rues et des villas un peu bancales qui jonchaient notre parcours. On passait devant le quartier des musées, là où se trouve la grande sculpture « AMSTERDAM », qu’il est en fait impossible d’approcher tant les touristes se prennent en photo devant. Alors on a pris des photos des touristes qui se prennent en photo.

Le dernier jour on est allés visiter le Nord de la ville, on est allés du côté du NeMo, le musée des Sciences et Techniques, qui offre un chouette panorama sur la ville après quelques marches gravies avec ténacité (si si). Et re-pizza, et re-bière, parce que, quand même, on est pas là pour enfiler des perles. Gastronomie hollandaise ? On n’a pas testé …* Une prochaine fois peut-être ?

Amsterdam est simple et belle, elle apparait un peu comme un mirage, un arc-en-ciel après la pluie. On a toujours pas bien compris la différence entre la Hollande et les Pays-Bas mais c’est pas grave, on y retournera.

*mises à part les dégustations gratuites de fromages dans les magasins dédiés – avouerait-on un léger abus de ce côté là ? Bref.